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Classes Premium Eco : un engouement mitigé

Classes Premium Eco : un engouement mitigé

Mise en place pour pallier la baisse des recettes des compagnies aériennes, la classe Premium Eco est sujette à des appréciations diverses chez les opérateurs. Le rendez-vous mensuel organisé par « Le Quotidien du Tourisme / Le Mag » au Bristol, à Paris, était pour nous l’occasion de sonder l’attractivité de cette offre, ses principaux attraits et sa compétitivité au niveau des segments existants.

Qui s’intéresse à la classe Premium Economy ?

La classe Premium Economy a été conçue pour offrir davantage de confort dans une classe éco. Un confort qui a évidemment un coût, environ 50% plus cher que cette dernière.

Selon la compagnie choisie, la classe Premium Economy donne droit à différents avantages : accès à un espace lounge à l’aéroport, un choix plus large pour les repas ou encore plus de place pour vos bagages. Chez Virgin Atlantic, qui a été le premier à introduire cette offre (1992), la classe Premium permet d’avoir une priorité à l’embarquement de même pour les bagages; vous disposez d’un espace de 96 cm pour les jambes, et un digestif vous est offert après le repas.

Air France s’est positionnée tardivement sur ce nouveau segment pourtant jugé prometteur. Carole Peytavin explique que les clients loisirs utilisent majoritairement cette classe alors que pour Céline Moracchini, d’Air Austral, « la première clientèle de la Premium, sur la Réunion, c’est la clientèle affaires ».

Beaucoup s’accordent à dire que la classe Premium Economy séduit plus sur les vols long-courriers. Pascal de Izaguirre, patron de Corsair, affirme à ce sujet que les clients y voient un bon compromis pour leur voyage à l’île Maurice. « On se paie des belles vacances dans un très bel hôtel, on voyage dans de bonnes conditions ». Laurent Magnin, PDG d’XL Airways, de renchérir que les nouveaux appareils seront dotés d’une Premium Eco.

Mais loin de faire l’unanimité, la classe Premium Economy a ses détracteurs. C’est notamment le cas de Jet Airways qui ne voit pas l’intérêt d’introduire une classe Premium. « La clientèle société réclame pour les destinations lointaines la classe affaire. Quant à la clientèle loisir, elle a des possibilités d’upsell, soit à l’aéroport, soit via nos partenaires ». Une opinion partagée par Richard Vainopoulos, président de Tourcom : « après un vol long-courrier, la clientèle Affaire ne veut plus passer deux ou trois nuits d’hôtels et donc veut voyager confortablement et non derrière avec des enfants ».

Enfin, Emmanuel Foiry, président de Kuoni, regrette le manque d’homogénéité des services liés à la classe premium qui impacte de manière significative l’attractivité de cette offre.

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